Du nouveau dans la lutte contre Alzheimer

Bonne nouvelle!/ janvier 4, 2018/ Découvertes/ 2 comments

Dans le monde, un nouveau cas de démence apparaît toutes les 3 secondes, dont près de 70 % de maladie d’Alzheimer, qui en est la première cause. On estime que le nombre de cas va pratiquement doubler tous les 20 ans, alors qu’il est déjà estimé à 44 millions de malades d’Alzheimer ou d’une démence connexe, mais de récentes découvertes redonnent de l’espoir.

Mieux vivre avec Alzheimer

Il ne s’agit pas d’une cure ou d’un vaccin, encore moins d’un moyen d’éradication de cette maladie dégénérative du cerveau dont les causes restent inconnues, mais peut-être des bases pour permettre aux personnes atteintes, et par la même occasion à leurs proches, de mieux vivre avec cette pathologie.

Une patiente atteinte de la maladie d'Alzheimer

Avant toute chose, bien que le nombre de cas progresse globalement, sûrement dû à l’augmentation de l’espérance de vie alors que la plupart des personnes atteintes sont affectées au-delà de 80 ans, il est intéressant d’observer que les efforts en matière de prise en charge des AVC et de prévention des maladies cardiovasculaires réalisés ces dernières années dans des pays occidentaux (Royaume-Uni, Pays-Bas, Suède, Etats-Unis et France) commencent à porter leurs fruits

Ainsi, on y constate une baisse du nombre de nouveaux cas de démence, et donc de maladie d’Alzheimer. L’augmentation du niveau d’éducation et de culture ne serait pas non plus innocente.

La lutte contre la maladie est loin d’être gagnée

Mais dans l’ensemble, la lutte est loin d’être gagnée. Or, après trois études prometteuses rendues publiques depuis 2015, une nouvelle méthode vient tout juste d’être révélée en ce mois de janvier 2018.  Il s’agit clairement d’une bonne nouvelle, alors que les chercheurs cherchent des solutions contre cette maladie depuis des dizaines d’années et qu’aucun traitement n’a été développé depuis plus de 15 ans.

Trois bonnes nouvelles pour les malades Alzheimer

Revenons donc en 2016, où il l’avait été démontré par des chercheurs de l’université de Manchester (Royaume-Uni) que l’utilisation d’un anti-inflammatoire commun, notamment prescrit pour les règles douloureuses, pouvait inverser la perte de mémoire chez les souris atteintes par cette maladie. Au point qu’elles récupéraient des capacités égales à leurs congénères sains. Or des preuves expérimentales suggèrent que l’inflammation cérébrale empire la maladie.

La recherche avance dans la lutte contre la maladie d'Alzheimer

Cette même année, des scientifiques de l’université McMaster (Ontario, Canada) ont démontré l’efficacité d’un cocktail miracle de 30 vitamines et minéraux, là encore grâce à des rongeurs, contre les maladies neurodégénératives telles que Parkinson, Alzheimer et la sclérose en plaque. Il est composé de vitamines B, C et D, d’huile de foie de morue, d’acide folique et de thé vert. Cette découverte spectaculaire a permis de retarder le vieillissement cérébral et même d’améliorer certaines propriétés cognitives. La formule alimentaire permet en effet de compenser la perte de neurones et de faire retrouver aux souris, qui partagent le même mécanisme cellulaire neuro dégénératif que les humains, de récupérer certaines capacités comme l’odorat, la vision et l’équilibre.

Souris de laboratoire utilisée pour la lutte contre Alzheimer

Autre motif d’espoir, une étude du MIT (Massachusets, Etats-Unis), là encore par le biais de recherches sur des souris, affirme que les souvenirs ne sont pas effacés comme on pouvait le penser, mais que les sujets ont des difficultés à récupérer ces informations. Il n’est donc plus totalement exclu de rêver de pouvoir un jour réactiver les neurones impliqués dans ces souvenirs afin de les faire ressurgir chez les patients Alzheimer.

Un médicament contre le diabète redonne l’espoir…

Et désormais, en ce début 2018, on parle d’un traitement contre le diabète de type 2 développé à l’université de Lancaster (Royaume-Uni) qui permet d’inverser significativement la perte de mémoire. En tout cas chez les rongeurs, mais à présent les chercheurs désirent réaliser des tests sur des patients humains.

Cela démontre que la voie de l’étude des effets d’autres médicaments développés pour d’autres maladies peut être une piste intéressante qui pourrait accélérer la production de nouveaux traitements.

Vivre avec le diabète

D’autre part, tout comme l’anti-inflammatoire étudié par les chercheurs Mancuniens, il a le grand avantage d’avoir déjà fait ses preuves pour lutter contre d’autres maux chez les humains, cela pourra donc grandement accélérer son développement une fois les tests cliniques passés, au lieu d’attendre la quinzaine d’années habituelle pour pouvoir introduire un médicament sur le marché. Il est donc fort probable que le médicament soit validé bien plus rapidement que d’autres options encore expérimentales.

… et qui a déjà fait ses preuves

Autre avantage, ce médicament antidiabétique agit non pas en s’appuyant sur une seule approche, mais en protégeant les cellules attaquées de trois manières différentes. En plus d’inverser la perte de mémoire, il permet également, entre autres, d’augmenter les niveaux de croissance cérébrale et de ralentir le taux de perte de cellules nerveuses.

Des avancées pour les patients atteints d'Alzheimer

S’il reste de nombreux tests à mener, espérons que cette bonne nouvelle ouvre la voie à une solution rapide pour améliorer la vie des malades Alzheimer et, qui sait, vers la possibilité d’endiguer cette terrible maladie.

 

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